Présentation

Après des études supérieures en lettres modernes, j'ai effectué un retour à la terre dans les années soixante-dix, me consacrant au maraîchage puis à l'oléiculture. www.adolive.com 

Inspirée par cet arbre mythique qu'est l'olivier, j'ai éprouvé le besoin de décrire la relation qui nous unit afin de transmettre les leçons de sagesse, d'amour et de beauté, qu'il insuffle à ceux qui se donnent la peine de l'aider à prospérer.

A la parution de mon premier livre j'ai adhéré à  l'association internationale des écrivains et artistes paysans (AEAP), que j'ai l'honneur de présider aujourd'hui.
Site: www.ecrivains-paysans.com 
Blog: http://blog.ecrivains-paysans.com 

Vous trouverez ici mes publications que vous pouvez vous procurer également sur notre boutique en ligne, ainsi que l'annonce des manifestations auxquelles je participe.

Merci de votre visite, n'oubliez pas qu'un petit message, laissé sur la page contact, me fait toujours plaisir.

A bientôt,

Jacqueline

Cadeau: Pour 3 livres commandés, le CD du conte "Le Roi des oliviers" lu par Ana-Paola Bernard.

 

Un texte chaque mois

 Du 20 au 23 septembre se déroulera le congrès annuel des Ecrivains et Artistes Paysans à Correns, dans le Var. Une occasion de vous livrer mes premières impressions sur cette association hors du commun, dans laquelle je suis si heureuse d'avoir été acceptée.

Congrès 2008

Je vous ai rencontrés en 2005 au salon de l’agriculture où je faisais partie du jury oléicole. J’étais alors en proie aux affres de l’écriture, enfermée dans l’isolement mortifère de l’auteur, bien décidée à porter jusqu’à terme ce premier manuscrit laborieux qui devait voir le jour. Ainsi en avais-je décidé. Attelée à ma tâche, le nez sur mon écran, noyée dans les méandres de ma pensée, je tentais depuis deux mois de mettre un peu d’ordre dans le chaos de mes idées et de mes émotions, en triant le bon grain de l’ivraie.

Prendre du recul sur mon vécu en racontant ma modeste tentative de développement local au simple niveau de mon village m’avait permis de découvrir à quel point je me sentais profondément paysanne, enracinée dans cette aride terre du Sud, intimement liée aux oliviers.

C’est alors que je vous vis : groupe de joyeux lurons apparemment heureux de se retrouver ensemble, derrière vos œuvres, bien achevées, elles, aux couvertures attrayantes alléchant les curieux, prêtes à être transmises de l’écrivain au lecteur.

Que je vous ai enviés ! Que j’ai souhaité vous rejoindre ! Partager avec vous ce qui n’était encore qu’un fardeau informe.

J’ai osé m’informer sur les conditions d’adhésion. Quelqu’un a appelé à la rescousse un respectable monsieur qui semblait avoir quelque responsabilité dans l’association (ma mémoire lui attribue aujourd’hui le visage de Jean-Louis, notre président-fondateur). La réponse fut brève : « Commencez par éditer puis revenez vers nous ». Ce que j’ai fait et en février dernier je vous ai rejoints au Salon, de l’autre côté du stand de l’AEAP et le plaisir de vous rencontrer m’a donné envie de mieux vous connaître.

C’est ainsi que j’ai participé au Congrès 2008.

J’ai découvert avec grand intérêt ce pôle agronomique dont j’avais tellement entendu parler jusqu’alors. Mes partenaires avec lesquels je travaille sur un projet de développement en Palestine ont été formés à l’Institut Agronomique Méditerranéen mais aussi mon neveu colombien, une amie en poste à Cuba et bien d’autres encore. La bibliothèque de « Paroles de paysans du Monde » m’est apparue comme une mine d’or précieux et j’ai rêvé d’y voir un jour figurer mes oliviers. Le Musée de la ruralité est une merveille à la gloire de l’homme et de sa planète-mère. Et que dire de la convivialité de l’accueil et de la qualité des interventions ? La conférence de sur la mondialisation a réussi à freiner mon pessimisme croissant et j’ai même retrouvé un peu d’espoir en l’Homme.

Comment en aurait-il pu être autrement alors que l’ombre de Jean Malassis nous a abrités tout au long de ces trois journées ? Comment rester pessimiste, comment perdre confiance lorsqu’on peut contempler l’œuvre de cet homme admirable, ce grand humaniste, lorsqu’on devient témoin de ses réalisations et de leur impact sur le monde rural et lorsqu’on rencontre ceux qui furent engagés à ses côtés et qui continuent aujourd’hui l’œuvre commencée hier  dans l’amour de la Terre, avec la volonté de la servir au lieu de se servir ?

Nous sommes allés à la découverte du terroir et des hommes de ce beau Pays Cevennol, passant du vignoble au désert, du désert à l’exotisme de la bambouseraie d’Anduze jusqu’aux contreforts escarpés des Cévennes…

Mais pour moi, le clou de cette manifestation, ce fut le récital.

Les promenades et les repas m’avaient permis de lier connaissance, de découvrir des personnages hauts en couleur, dignes représentants de leur région, héritiers des traditions locales, porte-paroles de coutumes ancestrales ou simples sympathisants de l’association, tous très agréables. J’avais pu apprécier le dévouement et l’implication des responsables, présents partout à la fois, et toujours avec le sourire, s’il vous plaît !

Mais le récital m’a fait découvrir un autre type de relation que j’avais peut-être pressenti lors de notre premier contact au Salon. Dès les premières interventions j’ai été frappée par le respect et la bienveillance de l’écoute ainsi que par la spontanéité des orateurs. Là, point d’artifice ni de volonté de paraître. Nous étions dans l’échange, en toute humilité et  sincérité. Que le morceau choisi fut remarquable ou plus maladroit, il a régné au cours de ces deux soirées une complicité et une fraternité hors du commun.

J’ai compris alors que notre trait d’union émane des racines qui nous relient à notre terroir dans une même harmonie. Notre lien, c’est cet amour de la terre que nous partageons à travers nos écrits, dans une même volonté de transmettre cet attachement, de prolonger cette chaîne  dont nous sommes les héritiers.

Désormais  je suis fière d’être « écrivaine-paysanne » et je suis surtout heureuse  de vous avoir rejoints.

Je vous remercie, du fond du cœur, de m’avoir acceptée parmi vous.

A l’an que ven ! Comme on dit chez nous.

Jacqueline

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